Hep Taxi .. suivez ma solitude.

Publié le par mahogany

C’était une de ces soirées dont la poésie m’était soufflée par l’éthanol ; une de ces soirées où je rentrais le pas lesté par une fatigue caractéristique d’un bal dont le pas m’avait été donné par Nantes.

Une guirlande verte poussait sur la calandre de la fiabilité allemande. Aussi fus-je enclin à demander à ce chauffeur de taxi de déjouer le flou pochard. Je lui indiquais l’adresse du vagin dans lequel je voulais finir. IL me répondit par un acquiescement trop professionnel. Je me fis la réflexion qu’il  ne pouvait il y avoir meilleur amant qu’un chauffeur de taxi.

Je m’engouffrais dans son fiacre contemporain.

 

A peine fus-je installé que la porte passager en face de moi s’ouvrit. Une brune, la chevelure ondulée, l’air espiègle, d’un sans- gêne excitant, s’assis dans le siège laissé vacant par ma normalité.

Le chauffeur de taxi demanda où il devait aller en me regardant. Je lui donnais l’adresse d’une de mes maitresses qui avait tout de grec : l’amour propre et les origines.

Puis il s’attarda sur ma co-passagère en lui demandant sa route.

 Elle lui répondit : « Comme Chounet. »

Je fis un bond en arrière. Une seule personne m’appelait par ce sobriquet : Lisa.

Lisa cette fille dont les cheveux ondulaient sous la bruine.

Lisa qui était partie, m’avais laissé pour mieux mésaimer le géniteur assexué de sa progéniture.

Et en y regardant de plus près, oui , c’était Lisa.

Elle avait les yeux plissés par le poids de mon égo, les cheveux ondulés.

Métronome de son être, son sourire, comme une symphonie, me témoignait son amour indéfectible.

Lisa était partie et m’était revenue. Je le savais !

Je lui manquais trop ! Elle devait revenir ! Elle et moi, c’était du sûr !

Elle me tendit ses doigts moches.

Je n’arrivais pas à les prendre.  Je retentais ma chance. Encore. Encore. Encore.

En vain.

Puis en frottant mes mains dans mes poings, je me rendis compte que j’étais seul dans ce taxi …

Taxi arrivé à destination depuis 10 bonnes minutes…

Lisa n’était plus là, fidèle à l’intention de son départ.

Lisa n’avait, depuis le début, été qu’un fantasme.

Je descendis de ce Taxi, payai le conducteur.

J’étais en bas de l’immeuble de mon vagin-à combler.

C’était un de ces soir où Nantes était violé par un éclairage artificiel.

Les lampadaires sont le mascara des villes : On devine qu’ils ont été installés pour dissimuler, par montrer.

Je crois que cette grecque m’attend encore.

 

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Nais' 18/07/2012 13:56

Le fantôme d'un amour perdu. Pourquoi ne pas la rejoindre, la retrouver ?

Jean Bernard Durigondette 06/07/2012 03:17

Joe le taxi
C'est sa vie
Le rhum au mambo
Embouteillage
Il est comme ca